A la veille d'un nouveau sommet "crucial" pour l'avenir de l'euro, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont appelé mercredi leur partenaires européens à instaurer une gouvernance renforcée de la zone euro, accompagnée de discipline budgétaire et de convergence dans certains domaines comme la finance et le travail.
Dans un courrier adressé au président du Conseil européen Herman Van Rompuy, le président et la chancelière ont détaillé leur proposition commune de révision des traités européens, dévoilée lundi à l'Elysée au terme d'intenses tractations, pour tenter d'enrayer la crise des dettes souveraines.
"A côté de la monnaie unique, un pilier économique solide est indispensable, s'appuyant sur une gouvernance renforcée pour assurer la discipline budgétaire ainsi qu'une croissance plus forte et une compétitivité accrue", écrivent-ils.
Le compromis franco-allemand fait la part belle au renforcement de la discipline budgétaire exigé par Berlin, en imposant à tous les pays une "règle d'or" de retour à l'équilibre des finances publiques et des sanctions quasi-automatiques en cas de dérapage, sauf "circonstances exceptionnelles" ou vote contraire à la majorité qualifiée.
M. Sarkozy et Mme Merkel ont précisé que la "règle d'or" devait être adoptée "de préférence au niveau constitutionnel ou équivalent" et que sa conformité pourra être vérifiée par la Cour européenne de justice.
En matière de "solidarité" avec les pays en difficulté, réclamée avec instance par Paris, le Français et l'Allemande ont confirmé leur volonté d'avancer d'un an à 2012 la mise en place du futur Mécanisme permanent européen pour la stabilité (MES) qui doit remplacer le fonds de secours financier (FESF) mis en place dans l'urgence pour voler au secours de la Grèce.
Comme prévu, leur texte ne dit rien du financement de ce MES, qui s'anonce pourtant comme l'un des plats de résistance du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne qui s'ouvre jeudi soir, après les menaces de l'agence de notation américaine Standard and Poor's de dégrader la note de 15 pays de la zone euro, dont la France et l'Allemagne.
L'Allemagne s'y opposant catégoriquement, la lettre franco-allemande n'a rien dit non plus d'un éventuel renforcement des capacités d'action de la Banque centrale européenne (BCE) sur les marchés, ni de la mise en place d'euro-obligations, envisagée par M. Van Rompuy.
Lors du Conseil des ministres puis devant les députés UMP qu'il recevait à déjeuner, Nicolas Sarkozy a défendu mercredi bec et ongles cet accord, jugeant que "le risque d'explosion (de la zone euro) est prégnant tant que les décisions prises avec Angela Merkel ne sont pas effectives".
Aux eurosceptiques de sa majorité qui s'inquiètent d'un repli face à l'Allemagne ou d'une perte de pouvoir face à Bruxelles, il a répondu en faisant l'inventaire des "concessions" de Mme Merkel et rétorqué que la souveraineté "ne s'exerce pas seul".
M. Sarkozy avait clamé sa volonté d'avancer "à marche forcée" pour conclure un traité "au mois de mars" 2012 et, en cas de blocage prévisible de certains des 27 comme la Grande-Bretagne, affiché sa volonté de faire adopter le compromis franco-allemand par les seuls 17 de la zone euro.
Mais, face aux résistances attendues, il a semblé plus prudent mercredi, ne tablant que sur un "début d'accord" à Bruxelles, selon le député UMP de Paris Bernard Debré.
Avant de rejoindre Bruxelles jeudi soir, Nicolas Sarkozy retrouvera à la mi-journée Angela Merkel à Marseille, pour la réunion annuelle des partis de droite européens, et y prononcera un discours.
Un autre réunion du couple franco-allemand est prévue dans la capitale belge avant le dîner à 27, avec le chef du gouvernement italien Mario Monti et les chefs du Conseil et de la Commission européenne, de la BCE et de l'eurogroupe.
Philippe ALFROY (AFP)Source : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gmoglExVqIQciXxjiMxkf1rHLagA?docId=CNG.9a0e7ce02ea6ed64f0fed596bcddd21b.f1
mercredi 7 décembre 2011
Avant Bruxelles, Sarkozy et Merkel détaillent leur compromis sur l'euro
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mardi 6 décembre 2011
Situation critique pour les meilleurs élèves de la zone euro
source : Le Point.fr - Publié le 06/12/2011 à 15:15
La France a été le pays le plus sévèrement menacé lundi par l'agence de notation Standard & Poor's.
La mise sous surveillance négative de 15 des 17 pays de la zone euro par l'agence Standard and Poor's, lundi, menace le triple A de six pays, sur les quatorze qui détiennent actuellement la note optimale auprès des trois grandes agences de notation. Quatorze pays au monde, parmi lesquels onze européens, bénéficient d'une note "triple A", la meilleure possible, auprès des trois agences Standard and Poor's, Moody's et Fitch.
Mais le couperet se rapproche pour les meilleurs élèves de la zone euro. S&P a placé "sous surveillance négative" les notes de l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, la France, le Luxembourg et des Pays-Bas. La note de solvabilité de la France est menacée d'un abaissement de "deux crans", à "AA". Pour les cinq autres pays notés "AAA", l'agence ne prévoit, dans le pire des cas, qu'un abaissement d'un cran, à "AA+". La France et l'Autriche sont notées "AAA" par S&P depuis 1975, les Pays-Bas depuis 1988, l'Allemagne depuis 1989, le Luxembourg depuis 1994, et la Finlande depuis 2002.
Le reste de l'Europe n'est pas concerné. Le Danemark, la Norvège, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse jouissent ainsi d'une perspective stable, c'est-à-dire que leur note ne devrait pas changer dans les 6 à 24 mois. Le Canada, l'Australie et Singapour complètent la liste des pays considérés les plus sérieux.
La situation est plus contrastée pour les autres pays membres du G20 ou de l'Union européenne, où seuls les États-Unis profitent d'un "AAA" chez deux des trois agences. Les États-Unis, dégradés à "AA+" chez S&P, ont toujours la meilleure note chez ses deux concurrentes. Toutefois le statut d'emprunteur du pays est largement écorné, alors que les trois agences ont placé leurs notes sous perspective négative.
La France a été le pays le plus sévèrement menacé lundi par l'agence de notation Standard & Poor's.
La mise sous surveillance négative de 15 des 17 pays de la zone euro par l'agence Standard and Poor's, lundi, menace le triple A de six pays, sur les quatorze qui détiennent actuellement la note optimale auprès des trois grandes agences de notation. Quatorze pays au monde, parmi lesquels onze européens, bénéficient d'une note "triple A", la meilleure possible, auprès des trois agences Standard and Poor's, Moody's et Fitch.
Mais le couperet se rapproche pour les meilleurs élèves de la zone euro. S&P a placé "sous surveillance négative" les notes de l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, la France, le Luxembourg et des Pays-Bas. La note de solvabilité de la France est menacée d'un abaissement de "deux crans", à "AA". Pour les cinq autres pays notés "AAA", l'agence ne prévoit, dans le pire des cas, qu'un abaissement d'un cran, à "AA+". La France et l'Autriche sont notées "AAA" par S&P depuis 1975, les Pays-Bas depuis 1988, l'Allemagne depuis 1989, le Luxembourg depuis 1994, et la Finlande depuis 2002.
Le reste de l'Europe n'est pas concerné. Le Danemark, la Norvège, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse jouissent ainsi d'une perspective stable, c'est-à-dire que leur note ne devrait pas changer dans les 6 à 24 mois. Le Canada, l'Australie et Singapour complètent la liste des pays considérés les plus sérieux.
La situation est plus contrastée pour les autres pays membres du G20 ou de l'Union européenne, où seuls les États-Unis profitent d'un "AAA" chez deux des trois agences. Les États-Unis, dégradés à "AA+" chez S&P, ont toujours la meilleure note chez ses deux concurrentes. Toutefois le statut d'emprunteur du pays est largement écorné, alors que les trois agences ont placé leurs notes sous perspective négative.
S&P mets sous surveillance négative la note de 15 pays de la zone euro.
Pourquoi Standard & Poor's a-t-elle mis sous surveillance la note de 15 pays de la zone euro ?
L'agence de notation pointe quatre critères purement économiques, au premier rang desquels le resserrement du crédit dans la zone euro. Viennent ensuite la pression exercée par les marchés sur les dettes souveraines, y compris sur celle des pays notés AAA, le haut niveau d'endettement public et privé dans de nombreux pays ou encore l'augmentation du risque de récession dans l'ensemble de la zone en 2012. En Grèce, au Portugal, mais aussi en Espagne, S&P s'attend même à une baisse du PIB sur l'ensemble de l'année.
Mais son jugement est aussi politique. S&P craint la mésentente des dirigeants européens sur la meilleure manière de résoudre la crise de confiance et, à long terme, d'assurer la convergence des économies des économies de la zone.
Pourquoi la France est-elle particulièrement visée ?
Notre pays, encore noté triple AAA par les trois grandes agences de notation, est menacé d'être dégradé de deux crans. Il est le seul dans ce cas. S&P s'interroge notamment sur la capacité de Paris à tenir sa trajectoire de redressement du déficit budgétaire pour atteindre 4,5 % en 2012. Le gouvernement table sur une prévision de croissance de 1 % pour tenir les comptes, alors que l'agence américaine prévoit plutôt 0,5 %. Celle-ci critique également la prévision de croissance optimiste du gouvernement de 2 % pour 2013-2016, même si elle adresse un satisfecit à François Fillon pour avoir pris les mesures de correction lorsque c'était nécessaire.
Dans sa note, S&P s'inquiète par ailleurs de l'état des banques françaises. Elle parle notamment d'un "accès plus compliqué au financement", alors que les besoins en la matière seront "considérables" en 2012. "Le sujet de la liquidité, ainsi que la détérioration de la qualité des portefeuilles de titres et de prêts détenus par les banques françaises pourraient, selon nous, augmenter le risque d'un besoin d'injection de capitaux publics", estime l'agence. Une analyse rejetée par le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Selon lui, s'interroger sur la santé des banques hexagonales est devenu "une mode sur certaines places étrangères".
Reste que, depuis le mois d'août, celles-ci empruntent effectivement plus difficilement sur les marchés en dollars, elles qui en étaient jusqu'ici grandes consommatrices. Mais il est aussi vrai qu'elles ont déjà commencé à réduire leur dépendance en billets verts et que les grandes banques centrales se sont entendues pour leur en fournir à moindre coût. La Banque centrale européenne (BCE) pourrait par ailleurs sécuriser leur approvisionnement en euros, grâce à des prêts de deux ou trois ans.
La menace de S&P sur l'ensemble de la zone euro est-elle justifiée ?
Pour Christian Noyer, elle répond "à des critères davantage politiques qu'économiques" et est "complètement à contretemps", alors que l'Allemagne et la France viennent de présenter leur projet de réforme des traités lundi à Paris... "Le moment choisi pour lancer cet avertissement et son ampleur ont un contexte clairement politique", renchérit l'Autrichien Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE. De son côté, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, dénonce une menace "exagérée et aussi injuste" de S&P.
Selon Norbert Gaillard, spécialiste des agences de notation, les critiques sur le timing de l'annonce sont infondées, car la décision de l'agence "était prévisible". Ce spécialiste, qui vient de publier A Century of Sovereign Ratings (Un siècle de notation souveraine) chez Springer, reconnaît toutefois que la mise sous surveillance négative de l'ensemble des pays de la zone euro, excepté Chypre - qui était déjà sous surveillance - et la Grèce - dont la note exprime déjà la probabilité d'un défaut - "est assez problématique, car c'est susceptible de créer une défiance vis-à-vis de l'ensemble de la zone euro et vis-à-vis de la monnaie unique elle-même".
La dégradation des notes est-elle inéluctable ?
"Il y aura très certainement une dégradation de la note de tous les pays qui ont été mis sous surveillance négative", estime Norbert Gaillard. Il rappelle que "depuis 20 ans que les mises sous surveillance négative existent, elles se sont terminées dans 70 % des cas par une dégradation de la note concernée". Une probabilité renforcée par le calendrier serré de l'agence ("le plus tôt possible après le sommet européen des 8 et 9 décembre"), qui prend d'habitude plus de temps lorsqu'elle décide de maintenir finalement la note concernée.
Qu'est-ce qui pourrait dissuader S&P de passer à l'acte ?
Dans son communiqué sur la mise sur surveillance des pays de la zone euro, l'agence affirme qu'elle va se pencher sur la politique de la BCE. Et déterminer si l'institution de Francfort fera suffisamment preuve de souplesse pour faire retomber la tension économique et financière dans la zone euro. En clair, si elle est prête à accentuer ses rachats de dettes souveraines sur le marché secondaire ou même à "s'affranchir de la situation qui est prévue par le traité" en rachetant des dettes publiques dès leur émission par les États, explique Norbert Gaillard. Mario Draghi, son nouveau président, a laissé une porte entrouverte, jeudi dernier, devant le Parlement européen, en indiquant que la BCE "pourrait faire plus si les gouvernements de la zone euro adoptai[ent] le pacte budgétaire qu'elle appelle de ses voeux pour éviter un renouvellement de la crise actuelle". Une belle unanimité sur la réforme des traités au Conseil européen des 8 et 9 décembre pourrait donc inciter l'agence de notation américaine à se montrer clémente. Même si, pour Norbert Gaillard, cette seule décision ne sera pas suffisante pour éviter une dégradation.
Comment les marchés réagissent-ils ?
Beaucoup d'analystes s'accordent pour dire que les marchés avaient déjà largement anticipé une dégradation des notes en zone euro. Les Bourses européennes n'ont d'ailleurs pas dévissé mardi, pas plus que les places américaines n'ont ouvert en baisse. Les titres des banques françaises résistent assez bien. Reste à savoir si les investisseurs garderont toujours leur calme en cas de dégradation effective.
Est-ce grave docteur ?
En plaçant la zone euro sous surveillance négative, S&P prend le risque d'aggraver la crise de confiance qu'elle considère comme une des principales causes de sa décision... Les investisseurs risquent de fuir encore un peu plus la dette souveraine européenne, ce qui aurait pour effet d'augmenter le coût de financement des États. D'autant que l'Italie, l'Espagne et la France, pour ne parler que de pays les plus à risque, vont devoir lever sur les marchés des montants colossaux de dette en 2012. À lui seul, l'Hexagone va devoir trouver 179 milliards d'euros. Or, un "choc de 1 % sur l'ensemble des taux (5 ans, 10 ans, 30 ans, NDLR) à compter de 2012 par rapport aux hypothèses actuellement retenues susciterait (...) une augmentation de la charge de la dette (...) de près de 2 milliards d'euros en 2012", note la commission des Finances du Sénat. Si ce choc devait perdurer, le coût s'envolerait au fur et à mesure du renouvellement du stock de la dette pour atteindre 8,6 milliards en 2016 et 14 milliards d'euros en 2021 ! Cette hausse est d'autant plus probable que la France emprunte actuellement à des taux très bas : 2,79 % en moyenne sur l'ensemble de l'année 2011 contre 4,15 % avant l'éclatement de la crise financière de 1998 à 2007. S'ils devaient monter à 7 % comme cela a été observé pour ses grands voisins du Sud, ce serait une catastrophe.
D'ores et déjà, la décision de S&P porte un coup mortel au Fonds européen de stabilité financière (FESF). Placé lui aussi mardi sous surveillance négative, il ne pourra plus non plus emprunter à des taux raisonnables pour prêter aux États en difficulté, la qualité de sa signature reposant sur la solidité des pays AAA de la zone euro.
Enfin, la dégradation des notes souveraines aurait des conséquences négatives sur les banques qui détiennent énormément d'obligations dans leur portefeuille. Elles pourraient alors se retrouver contraintes à les vendre, accentuant encore le cercle vicieux. À terme, c'est bien l'euro lui-même qui pourrait être menacé.
Source :
http://www.lepoint.fr/economie/zone-euro-sonnee-mais-pas-encore-k-o-06-12-2011-1404515_28.php
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dimanche 4 décembre 2011
Selon Delors, l'euro était sur de mauvaises bases dès son lancement

Les erreurs commises lors de la création de la zone euro sont en partie responsables de la crise de la dette, estime Jacques Delors dans un entretien publié vendredi par Le Daily Telegraph.
L'ancien président de la Commission européenne, qui est l'un des pères de la monnaie unique, juge en outre insuffisantes et trop tardives les initiatives des dirigeants européens actuels pour la soutenir.
La crise actuelle, dit-il, est imputable à "une erreur d'exécution" commise par les responsables qui ont supervisé l'introduction de l'euro. Ils ont délibérément fermé les yeux sur les faiblesses de certains Etats membres et sur les déséquilibres qui en découlaient, poursuit Jacques Delors, qui fut aux commandes de l'exécutif européen de 1985 à 1995.
"Les ministres des Finances refusaient de voir tout ce qui était désagréable et qu'ils auraient été contraints de régler.
Les Anglais «n'avaient pas tort»
"Chacun doit procéder à un examen de conscience", poursuit l'ancien ministre socialiste, âgé de 86 ans, selon lequel tous les Etats membres partagent les torts.
Il pointe toutefois l'Allemagne pour son hostilité à toute intervention de la Banque centrale européenne en faveur des pays les plus endettés.
La crise de la zone euro tient, selon lui, à "une combinaison de l'obstination allemande en matière de contrôle monétaire et d'absence de projet clair de la part des autres Etats".
Il pointe toutefois l'Allemagne pour son hostilité à toute intervention de la Banque centrale européenne en faveur des pays les plus endettés.
La crise de la zone euro tient, selon lui, à "une combinaison de l'obstination allemande en matière de contrôle monétaire et d'absence de projet clair de la part des autres Etats".
L'ex-président de la Commission européenne dit en outre partager les réserves exprimées en Grande-Bretagne avant même le lancement de l'euro. Lorsque les "Anglo-saxons" disaient qu'une banque et une monnaie uniques sans gouvernement central seraient instables par nature "ils n'avaient pas tort", ajoute-t-il.
En complément :
Jacques Delors : Président de la Commission Européenne de janvier 1985 à Décembre 1994.
Pendant son long mandat, ont lieu l’élargissement de l’Europe communautaire, l’adoption de l’Acte unique européen, la réforme de la politique agricole commune (PAC, associée à la création du Programme européen d'aide aux plus démunis, Delors soutenant la proposition de Coluche), la signature des accords de Schengen et du Traité de Maastricht (1992). (source : wikipedia)
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