Petites brèves d'un début de semaine difficile
Le 10 ans Italien continue sa hausse inquiétante
Les CDS (credit default swaps), contrats d'assurance contre le défaut de remboursement, progressaient pour la grande majorité des pays mardi, Etats-Unis et Allemagne compris, après l'annonce d'un référendum grec sur le plan de sauvetage européen. Le cas italien est spécifique puisque la hausse des taux s'est poursuivie immédiatement après le sommet du 27, donc bien avant l'annonce du référendum.
Olivier Delamarche aujourd'hui sur BFM Business :
"Ce relent de démocratie est amusant, on demande aux moutons comment ils veulent se faire tondre"
Dépôt de bilan du courtier MF Global, le 10ème plus important de l'histoire US :
C'est la fin d'un des noms phares de Wall Street. Le courtier américain MF Global affaibli par la dette européenne et qui vient de connaître une semaine noire, s'est placé lundi 31 octobre sous la protection du régime des faillites. Avec des actifs de plus de 41 milliards de dollars, le groupe entre dans l'histoire des 10 plus gros dépôts de bilan des Etats-Unis depuis plus de 30 ans.
L'avis de Jacques Sapir sur le sommet du 27 octobre 2011 :
« L’accord réalisé cette nuit ne fera que prolonger l’agonie de l’euro car il ne règle aucun des problèmes structurels qui ont conduit à la crise de la dette. Mais, en plus, il compromet très sérieusement l’indépendance économique de l’Europe et son futur à moyen terme. C’est en fait le pire accord envisageable, et un échec eût été en fin de compte préférable. Nos gouvernements ont sacrifié la croissance et l’indépendance de l’Europe sur l’autel d’un fétiche désigné euro ».
Spéculation: l'Italie accuse Sarkozy
Le président français Nicolas Sarkozy a contribué à alimenter une "attaque spéculative" contre l'Italie sur les marchés financiers avec ses commentaires consécutifs au dernier sommet de la zone euro, a assuré le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini. "Les spéculateurs commençaient déjà à parler d'un Lundi noir pour l'Italie après le sommet vendredi. Cela prouve que l'attaque spéculative contre l'Italie était planifiée", a estimé M. Frattini dans un entretien au journal Il Messagero.
Les tensions restent donc vives entre les deux pays comme suite au sommet du 27 octobre où Merkel et Sarkozy ont été accusés de se "moquer de l'Italie" (voir la presse italienne à ce sujet, elle est éloquente, à tort ou à raison).

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