En 2009, le courtier Helvea, filiale de la banque privée genevoise Pictet, révèle que, de tous les étrangers plaçant leurs économies en Suisse, les Grecs étaient les plus mauvais contribuables. Seulement 1 % des sommes déposées étaient déclarées (contre 3 % pour les Français). Écrasée par les dettes, Athènes s'est sans doute penchée sur cette étude avec beaucoup d'attention. Rappelons que le montant total de la dette grecque se monte à 350 milliards et que l'effort demandé par les dirigeants de la zone euro aux banques européennes pour éponger une partie de cette dette est de 100 milliards.
Mais à combien se monte le bas de laine grec dans les établissements financiers helvétiques ? Athènes avance le chiffre de 280 milliards d'euros. Plus récemment, le Financial Times Deutschland parlait de 165 milliards d'euros. Cela peut paraître beaucoup, sachant que l'on estime les avoirs allemands en Suisse autour de 230 milliards d'euros. Toutefois, cette fuite des capitaux n'a cessé de s'accélérer depuis le début de la crise. Pour la seule année 2010, les habitants d'Athènes ou de Thèbes ont retiré 35 milliards d'euros des banques grecques.
Source lepoint.fr
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire