jeudi 13 octobre 2011

13/10/2011 : la Slovaquie accepte l'élargissement du FESF

Après avoir rejeté l'élargissement du FESF, mardi 11 octobre, la Slovaquie a cédé à la pression de l'Union Européenne et a du procéder à un second vote jeudi 13 octobre, conforme cette fois aux voeux de Baroso et compagnie : permettre au FESF d'intervenir à hauteur de 440 milliards d'€ (contre 250 aujourd'hui).


En réalité, la Slovaquie n'avait pas le choix
Pour mener a bien cette décision d'élargissement du FESF, les statuts imposaient l'accord unanime des Etats de la zone euro.
Les 16 autres Nations ayant accepté ce projet, la Slovaquie pouvait-elle, seule s'y opposer ?
Quels que fussent ses intérêts, et malgré l'hostilité du pleuple slovaque à l'égard de ce projet, la pression était trop forte pour ce petit pays :
Plusieurs personalités de l'Union Européenne ont pesé pour faire plier la Slovaquie :
- "Je fais confiance aux autorités de Slovaquie" pour organiser un deuxième vote, avait dit le chef de la diplomatie française Alain Juppé.
- "Tous les pays de l'Union européenne doivent prendre part au combat" pour résoudre la crise de la dette, a insisté de son côté la chancelière allemande Angela Merkel, portant une grave accusation contre les députés rebels.
- Les président de l'Union européenne et de la Commission européenne, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, ont en effet rappelé à l'ordre Bratislava, l'incitant "à dépasser les considérations politiques à court terme et à utiliser la prochaine occasion pour adopter rapidement un nouvel accord".


Un avenir radieux ?
l'heure est maintenant à l'optimisme :
- Les présidents de l'Union européenne (UE), Herman van Rompuy, et de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont salué dans un communiqué commun un vote qui rend le fonds "pleinement opérationnel" et dote l'UE d'un "instrument plus fort et plus souple pour défendre la stabilité financière de la zone euro".
Cette approbation du renforcement des moyens du FESF donne à l'UE plus de sérénité pour envisager la suite des événements, à quelques jours d'un grand sommet des dirigeants européens le 23 octobre à Bruxelles pour sauver la Grèce et la monnaie commune, qui sera précédé durant deux jours par des réunions ministérielles.
"Le FESF et son conseil d'administration vont finaliser rapidement toutes les procédures nécessaires pour permettre l'utilisation de ce nouvel instrument dans un avenir proche", a réagi son président, Klaus Regling, dans un communiqué.


Et pourtant ... la fuite en avant de l'UE devrait se poursuivre !
D'ores et déjà, il est question de démultiplier la force de frappe du FESF sans que les Etats n'apportent plus d'argent qu'ils ne l'ont déjà fait.
Une option à l'étude permettrait de porter sa capacité d'intervention jusqu'à 2.500 milliards d'euros, contre 440 milliards actuellement, via un mécanisme de garantie partielle pour les détenteurs de titres de dette publique de la zone euro, selon des sources européennes.
Le gouvernement français a confirmé jeudi que cette option était privilégiée, tout en manifestant sa préférence pour une solution consistant à transformer le Fonds de secours en établissement bancaire, à laquelle la BCE et l'Allemagne sont hostiles.
Les établissements créanciers d'Athènes devront "probablement" effacer plus de dette que prévu, a dit cette source à la veille de l'ouverture d'une réunion des ministres des Finances du G20 à Paris, reconnaissant ainsi ce qui était devenu ces dernières semaines un secret de Polichinelle.
Assurant que les Européens étaient "en train de travailler" sur cette question, le ministère a précisé que l'effort demandé serait "probablement plus haut" que les 21% de "décote" de la dette grecque décidés pour les banques le 21 juillet.
"Les discussions portent sur une décote de 50%" aujourd'hui, a précisé à l'AFP une source gouvernementale européenne.

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